A Notre-Dame de Paris

, par Silvestre Baudrillart

Mais il vient un jour, il vient une heure,
il vient un moment où saint Marcel et sainte Germaine,
Et saint Germain lui-même et notre grande amie
cette grande sainte Geneviève,
Et ce grand saint Pierre lui-même ne suffit plus
Et où il faut résolument faire ce qu’il faut faire…
…Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout…
…Parce qu’aussi elle est infiniment bonne,
A celle qui intercède,
La seule qui puisse parler avec l’autorité d’une mère.
S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure,
Parce qu’aussi est elle infiniment douce,
A celle qui est infiniment noble
Parce qu’aussi elle est infiniment courtoise …
A celle qui est infiniment jeune,
parce qu’aussi elle est infiniment mère …
A celle qui est infiniment joyeuse,
Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse.

Charles PEGUY (1873-1914)