Éloge de la dictée
Tous les matins, que le ciel soit gris ou bleu, que l’humeur soit bonne ou mauvaise, à huit heures trente-deux, nous étions debout à côté de nos bancs, nos tabliers bien boutonnés, nos mains bien propres, et la maîtresse tapait sur son bureau avec une grande règle de bois et disait : « Asseyez-vous sans bruit et ouvrez vos cahiers ! » Et, dans cette classe sévère et sombre, s’ouvraient simultanément quarante cahiers, quarante plumes Sergent- Major se trempaient dans le petit encrier (...)