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VILLON François (1431-1463)

Dernier ajout : 23 décembre 2012.

Articles de cette rubrique

  • Regrets

    23 décembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Je plains le temps de ma jeunesse, Auquel j’ai plus qu’autre galé, Jusqu’à l’entrée de vieillesse, Qui son partement m’a celé. Il ne s’en est à pied allé, N’à cheval : hélas ! Comment donc ? Soudainement s’en est volé Et ne m’a laissé quelque don. Allé s’en est, et je demeure Pauvre de sens et de savoir, Triste, failli, plus noir que meure, Qui n’ai ne sens, rente, n’avoir ; Des miens le moindre, je dis voir, De me désavouer s’avance, Oubliant naturel devoir Par faute d’un peu de (...)

  • Ballade des dames du temps jadis

    22 décembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Dites-moi où, n’en quel pays, Est Flora la belle Romaine, Archipiades, ni Thais, Qui fut sa cousine germaine, Écho parlant quand bruit on mène Dessus rivière ou sus étang, Qui beauté eut trop plus qu’humaine. Mais où sont les neiges d’antan ? Où est la très sage Héloïs, Pour qui châtré fut et puis moine Pierre Abélard à Saint Denis ? Pour son amour eut cette essoyne. Semblablement où est la reine Qui commanda que Buridan Fut jeté en un sac en Seine ? Mais où sont les neiges d’antan ? La reine Blanche comme (...)

  • Ballade pour prier Notre Dame

    22 décembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Dame du ciel, régente terrienne, Emperière des infernaux palus, Recevez-moi, votre humble chrétienne, Que comprise soie entre vos élus, Ce nonobstant qu’oncques rien ne valus. Les biens de vous, ma Dame et ma Maîtresse Sont bien plus grands que ne suis pécheresse, Sans lesquels biens âme ne peut mérir N’avoir les cieux. Je n’en suis jangleresse : En cette foi je veuil vivre et mourir. A votre Fils dites que je suis sienne ; De lui soient mes péchés abolus ; Pardonne moi comme à (...)

  • Ballade des Pendus ou Epitaphe Villon

    22 décembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Frères humains qui après nous vivez, N’ayez les cœurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis. Vous nous voyez ci attachés cinq, six : Quant à la chair, que trop avons nourrie, Elle est piéça dévorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et poudre. De notre mal personne ne s’en rie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! Si frères vous clamons, pas n’en devez Avoir dédain, quoique fûmes occis Par justice. (...)