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PÉGUY Charles (1873-1914)

Dernier ajout : 17 avril 2019.

Articles de cette rubrique

  • A Notre-Dame de Paris

    17 avril 2019, par Silvestre Baudrillart

    Mais il vient un jour, il vient une heure,
    il vient un moment où saint Marcel et sainte Germaine,
    Et saint Germain lui-même et notre grande amie
    cette grande sainte Geneviève,
    Et ce grand saint Pierre lui-même ne suffit plus
    Et où il faut résolument faire ce qu’il faut faire…
    …Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout…
    …Parce qu’aussi elle est infiniment bonne,
    A celle qui intercède,
    La seule qui puisse parler avec l’autorité d’une mère.
    S’adresser hardiment à celle qui est infiniment (...)

  • Eloge du Sommeil

    4 janvier 2019, par Silvestre Baudrillart

    L’enfant ne pense pas même, ne sait pas qu’il dormira le soir. Que le soir il tombera de sommeil. C’est pourtant ce sommeil Toujours prêt, toujours disponible, toujours présent, Toujours en-dessous, comme une bonne réserve, Celui d’hier et celui de demain, comme une bonne nourriture d’être, Comme un renforcement d’être, comme une réserve d’être, Inépuisable. Toujours présente. Celui de ce matin et celui de ce soir Qui lui met cette force dans les jarrets. Ce sommeil d’avant, ce sommeil d’après (...)

  • Heureux ceux qui sont morts...

    30 avril 2015, par Silvestre Baudrillart

    « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle, Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre. Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre. Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle. Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles. Couchés dessus le sol à la face de Dieu. Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu Parmi tout l’appareil des grandes funérailles. Heureux ceux qui sont morts pour des cités chamelles, Car elles sont le corps de la cité de Dieu. (...)

  • Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance

    30 avril 2015, par Silvestre Baudrillart

    « Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance, Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas. Meuse, adieu : j’ai déjà commencé ma partance En des pays nouveaux où tu ne coules pas. Voici que je m’en vais en des pays nouveaux : Je ferai la bataille et passerai les fleuves ; Je m’en vais m’essayer à de nouveaux travaux, Je m’en vais commencer là-bas des tâches neuves. Et pendant ce temps-là, Meuse ignorante et douce, Tu couleras toujours, passante accoutumée, Dans la vallée heureuse où l’herbe vive pousse, (...)

  • Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres

    24 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Étoile de la mer voici la lourde nappe Et la profonde houle et l’océan des blés Et la mouvante écume et nos greniers comblés, Voici votre regard sur cette immense chape... Étoile du matin, inaccessible reine, Voici que nous marchons vers votre illustre cour, Et voici le plateau de notre pauvre amour, Et voici l’océan de notre immense peine. Tour de David voici votre tour beauceronne. C’est l’épi le plus dur qui soit jamais monté Vers un ciel de clémence et de sérénité, Et le plus beau fleuron dedans (...)