Prenez garde, mes fils, côtoyez moins le bord, Suivez le fond de la rivière ; Craignez la ligne meurtrière, Ou l’épervier plus dangereux encor. C’est ainsi que parlait une carpe de Seine A de jeunes poissons qui l’écoutaient à peine. C’était au mois d’avril : les neiges, les glaçons, Fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes. Le fleuve, enflé par eux, s’élève à gros bouillons, Et déborde dans les campagnes. Ah ! ah ! criaient les carpillons, Qu’en dis-tu, carpe radoteuse ? Crains-tu pour nous les (...)