Silvestre Baudrillart est professeur de français et de latin dans un lycée de la région parisienne. Il nous livre sur son site quelques réflexions personnelles sur la littérature, la conjugaison, l’enseignement, l’éducation...

Derniers articles

  • En priant...

    27 octobre 2015, par Silvestre Baudrillart

    En priant... Il est des jours où l’âme est triste. Elle retombe. Et Dieu ne répond plus, semble-t-il. Et l’on songe à la sueur d’angoisse, à l’abandon du Fils. « L’âme est triste jusqu’à la mort ». Et on supplie, on s’obstine. Mais Dieu comme un mur de cachot demeure sourd, et l’on flotte dans le chaos. Et le cœur se dissout dans l’âme ainsi troublée. Alors, tenant ainsi qu’une poignée de blé son chapelet, ces grains de l’humilité sombre, le poète le sème aux divins champs de l’ombre où germe la moisson (...)

  • Sur l’évangile In principio erat Verbum

    27 octobre 2015, par Silvestre Baudrillart

    1 Dans le principe demeurait le Verbe, et en Dieu il vivait, en qui sa félicité infinie il possédait. Le Verbe lui-même était Dieu, puisque le principe il se disait. Il demeurait dans le principe, et n’avait pas de principe. Il était le principe même ; pour cela il n’en avait pas. Le Verbe se nomme Fils, puisqu’il naissait du principe. Il l’a toujours conçu et toujours il le concevait. Il lui donne toujours sa substance et toujours il se la gardait. Et ainsi, la gloire du Fils est celle qu’en (...)

  • A lo divino

    27 octobre 2015, par Silvestre Baudrillart

    En quête d’un élan amoureux, et ne manquant pas d’espérance, je volai si haut, si haut, que j’atteignis ce que je chassais. 1. Pour que je puisse atteindre (5) à cet élan divin, il me fallut tellement voler que je me perde de vue ; et pourtant en ce transport en mon vol je restai court ; (10) mais l’amour fut si haut, que j’atteignis ce que je chassais. 2. Quand plus haut je m’élevais, ma vue était éblouie, et la plus forte conquête (15) à l’obscur se faisait ; mais, comme c’était l’élan d’amour, je fis (...)

  • Je vis sans vivre en moi

    27 octobre 2015, par Silvestre Baudrillart

    Je vis sans vivre en moi et de telle manière j’espère que je meurs de ne pas mourir. 1. En moi je ne vis plus, et sans Dieu vivre ne puis ; (5) car sans lui et sans moi demeurer, cette vie que sera-t-elle ? Mille morts elle me vaudra, puisque ma vie même j’espère, mourant de ne pas mourir.(10) 2. Cette vie que je vis est privation de vivre ; et ainsi c’est une mort continuelle jusqu’à ce que je vive avec toi. Entends, mon Dieu, ce que je dis, (15) que cette vie je ne la veux pas ; puisque je meurs (...)

  • Ô vive flamme d’amour

    27 octobre 2015, par Silvestre Baudrillart

    1. Ô vive flamme d’amour, qui tendrement blesses de mon âme dans le centre le plus profond car désormais tu n’es plus cruelle, achève si tu veux, brise la toile de cette douce rencontre. 2. Ô cautère délectable ! Ô savoureuse plaie ! Ô douce main, ô touche délicate qui sent la vie éternelle et paie toute dette ; en tuant, la mort tu l’as changée en vie. 3. Ô flambeaux de feu dans les splendeurs de qui les profondes cavernes du sens, qui était obscur et aveugle avec de (...)

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