Accueil > Littérature > Anthologie > N > NERVAL Gérard de (1808-1855)

NERVAL Gérard de (1808-1855)

Dernier ajout : 29 mars.

Articles de cette rubrique

  • Une Allée du Luxembourg

    Elle a passé, la jeune fille Vive et preste comme un oiseau À la main une fleur qui brille, À la bouche un refrain nouveau. C’est peut-être la seule au monde Dont le cœur au mien répondrait, Qui venant dans ma nuit profonde D’un seul regard l’éclaircirait ! Mais non, — ma jeunesse est finie… Adieu, doux rayon qui m’as lui, — Parfum, jeune fille, harmonie… Le bonheur passait, — il a fui !
    Gérard de NERVAL (...)

  • Notre-Dame de Paris

    17 avril 2019, par Silvestre Baudrillart

    Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être
    Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ;
    Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher
    Comme un loup fait un boeuf, cette carcasse lourde,
    Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde
    Rongera tristement ses vieux os de rocher !
    Bien des hommes, de tous les pays de la terre
    Viendront, pour contempler cette ruine austère,
    Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
    Alors ils croiront voir la vieille basilique,
    Toute ainsi (...)

  • Epitaphe

    2 avril 2015, par Silvestre Baudrillart

    Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet, Tour à tour amoureux insoucieux et tendre, Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre. Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait. C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ; Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre Au fond du coffre froid où son corps frissonnait. Il était paresseux, à ce que dit l’histoire, Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire. Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu. Et (...)

  • El Desdichado

    22 décembre 2012, par Silvestre Baudrillart

    Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l’Inconsolé, Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie. Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé, Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie, La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé, Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie. Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ? Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ; J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène... Et (...)

  • Fantaisie

    24 décembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Il est un air pour qui je donnerais Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber, Un air très-vieux, languissant et funèbre, Qui pour moi seul a des charmes secrets. Or, chaque fois que je viens à l’entendre, De deux cents ans mon âme rajeunit : C’est sous Louis treize ; et je crois voir s’étendre Un coteau vert, que le couchant jaunit, Puis un château de brique à coins de pierre, Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs, Ceint de grands parcs, avec une rivière Baignant ses pieds, qui coule entre des (...)

0 | 5