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DU BELLAY Joachim (1522-1560)

Dernier ajout : 16 novembre 2011.

Articles de cette rubrique

  • Ronsard, j’ai vu l’orgueil des colosses antiques

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Ronsard, j’ai vu l’orgueil des colosses antiques, Les théâtres en rond ouverts de tous côtés, Les colonnes, les arcs, les hauts temples voûtés, Et les sommets pointus des carrés obélisques. J’ai vu des empereurs les grands thermes publics, J’ai vu leurs monuments que le temps a domptés, J’ai vu leurs beaux palais que l’herbe a surmontés, Et des vieux murs romains les poudreuses reliques. Bref, j’ai vu tout cela que Rome a de nouveau, De rare, d’excellent, de superbe et de beau : Mais je n’y ai point vu (...)

  • Qui voudrait figurer la romaine grandeur

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Qui voudrait figurer la romaine grandeur En ses dimensions, il ne lui faudrait querre A la ligne et au plomb, au compas, à l’équerre, Sa longueur et largeur, hautesse et profondeur : Il lui faudrait cerner d’une égale rondeur Tout ce que l’océan de ses longs bras enserre, Soit où l’astre annuel échauffe plus la terre, Soit où souffle Aquilon sa plus grande froideur. Rome fut tout le monde, et tout le monde est Rome. Et si par mêmes noms mêmes choses on nomme, Comme du nom de Rome on se pourrait (...)

  • Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome Et rien de Rome en Rome n’aperçois, Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois, Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme. Vois quel orgueil, quelle ruine : et comme Celle qui mit le monde sous ses lois, Pour dompter tout, se dompta quelquefois, Et devint proie au temps, qui tout consomme. Rome de Rome est le seul monument, Et Rome Rome a vaincu seulement. Le Tibre seul, qui vers la mer s’enfuit, Reste de Rome. O mondaine inconstance ! Ce qui est (...)

  • Maintenant je pardonne...

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Maintenant je pardonne à la douce fureur Qui m’a fait consumer le meilleur de mon âge, Sans tirer autre fruit de mon ingrat ouvrage Que le vain passe-temps d’une si longue erreur. Maintenant je pardonne à ce plaisant labeur, Puisque seul il endort le souci qui m’outrage, Et puisque seul il fait qu’au milieu de l’orage, Ainsi qu’auparavant, je ne tremble de peur. Si les vers ont été l’abus de ma jeunesse, Les vers seront aussi l’appui de ma vieillesse, S’ils furent ma folie, ils seront ma raison, (...)

  • Las où est maintenant ce mépris de Fortune

    16 novembre 2011, par Silvestre Baudrillart

    Las, où est maintenant ce mépris de Fortune Où est ce cœur vainqueur de toute adversité, Cet honnête désir de l’immortalité, Et cette honnête flamme au peuple non commune ? Où sont ces doux plaisirs, qu’au soir sous la nuit brune Les Muses me donnaient, alors qu’en liberté Dessus le vert tapis d’un rivage écarté Je les menais danser aux rayons de la Lune ? Maintenant la Fortune est maîtresse de moi, Et mon cœur qui soulait être maître de soi, Est serf de mille maux et regrets qui m’ennuient. De la (...)

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