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AGRIPPA D’AUBIGNÉ Théodore (1552-1630)

Dernier ajout : 24 avril 2014.

Articles de cette rubrique

  • Réveil

    24 avril 2014, par Silvestre Baudrillart

    Arrière de moi vains mensonges, Veillants et agréables songes, Laissez-moi, que je dorme en paix : Car bien que vous soyez frivoles, C’est de vous qu’on vient aux paroles, Et des paroles aux effets. Voyez au jardin les pensées De trois violets nuancées, Du fond rayonne un beau soleil : Voilà bien des miennes l’image, Sans odeur, sans fruit, sans usage, Et ne plaisent qu’un jour à l’oeil ; Ce n’est qu’Amour en l’apparence, Ce n’est qu’une verte espérance, Que rayons et vives clartés : Mais (...)

  • Mais quoi ! c’est trop chanté...

    24 avril 2014, par Silvestre Baudrillart

    Mais quoi ! c’est trop chanté, il faut tourner les yeux Éblouis de rayons dans le chemin des cieux. C’est fait, Dieu vient régner, de toute prophétie Se voit la période à ce point accomplie. La terre ouvre son sein, du ventre des tombeaux Naissent des enterrés les visages nouveaux : Du pré, du bois, du champ, presque de toutes places Sortent les corps nouveaux et les nouvelles faces. Ici les fondements des châteaux rehaussés Par les ressuscitants promptement sont percés ; Ici un (...)

  • Inscription pour une fontaine

    24 avril 2014, par Silvestre Baudrillart

    Vois-tu, passant, couler cette onde Et s’écouler incontinent ? Ainsi fuit la gloire du monde, Et rien que Dieu n’est permanent. Théodore Agrippa d’Aubigné (1552-1630)

  • Extase

    24 avril 2014, par Silvestre Baudrillart

    Ainsi l’amour du Ciel ravit en ces hauts lieux Mon âme sans la mort, et le corps en ce monde Va soupirant çà bas à liberté seconde De soupirs poursuivant l’âme jusques aux Cieux. Vous courtisez le Ciel, faibles et tristes yeux, Quand votre âme n’est plus en cette terre ronde : Dévale, corps lassé, dans la fosse profonde, Vole en ton paradis, esprit victorieux. Ô la faible espérance, inutile souci, Aussi loin de raison que du Ciel jusqu’ici, Sur les ailes de foi délivre tout le reste. Céleste amour, (...)