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	<title>Silvestre Baudrillart</title>
	<link>http://www.silvestre-baudrillart.fr/</link>
	<description>Silvestre Baudrillart est professeur de fran&#231;ais et de latin dans un lyc&#233;e de la r&#233;gion parisienne. Il nous livre sur son site quelques r&#233;flexions personnelles sur la litt&#233;rature, la conjugaison, l'enseignement, l'&#233;ducation...</description>
	<language>fr</language>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Rolla, IV</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Rolla-IV</link>
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		<dc:date>2025-02-08T15:13:53Z</dc:date>
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		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire Voltige-t-il encor sur tes os d&#233;charn&#233;s ? Ton si&#232;cle &#233;tait, dit-on, trop jeune pour te lire ; Le n&#244;tre doit te plaire, et tes hommes sont n&#233;s. Il est tomb&#233; sur nous, cet &#233;difice immense Que de tes larges mains tu sapais nuit et jour. La Mort devait t'attendre avec impatience, Pendant quatre-vingts ans que tu lui fis ta cour ; Vous devez vous aimer d'un infernal amour. Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale O&#249; vous vous embrassez dans les vers du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MUSSET-Alfred-de-1810-1857-" rel="directory"&gt;MUSSET Alfred de (1810-1857)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire&lt;br class='autobr' /&gt;
Voltige-t-il encor sur tes os d&#233;charn&#233;s ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton si&#232;cle &#233;tait, dit-on, trop jeune pour te lire ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le n&#244;tre doit te plaire, et tes hommes sont n&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est tomb&#233; sur nous, cet &#233;difice immense&lt;br class='autobr' /&gt;
Que de tes larges mains tu sapais nuit et jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Mort devait t'attendre avec impatience,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant quatre-vingts ans que tu lui fis ta cour ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous devez vous aimer d'un infernal amour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne quittes-tu jamais la couche nuptiale&lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; vous vous embrassez dans les vers du tombeau,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour t'en aller tout seul promener ton front p&#226;le&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un clo&#238;tre d&#233;sert ou dans un vieux ch&#226;teau ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que te disent alors tous ces grands corps sans vie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces murs silencieux, ces autels d&#233;sol&#233;s,&lt;br class='autobr' /&gt;
Que pour l'&#233;ternit&#233; ton souffle a d&#233;peupl&#233;s ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Que te disent les croix ? que te dit le Messie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh ! saigne-t-il encor, quand, pour le d&#233;clouer,&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur son arbre tremblant, comme une fleur fl&#233;trie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton spectre dans la nuit revient le secouer ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Crois-tu ta mission dignement accomplie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et comme l'&#201;ternel, &#224; la cr&#233;ation,&lt;br class='autobr' /&gt;
Trouves-tu que c'est bien, et que ton &#339;uvre est bon ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Au festin de mon h&#244;te alors je te convie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu n'as qu'&#224; te lever ; &#8212; quelqu'un soupe ce soir&lt;br class='autobr' /&gt;
Chez qui le Commandeur peut frapper et s'asseoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entends-tu soupirer ces enfants qui s'embrassent ?&lt;br class='autobr' /&gt;
On dirait, dans l'&#233;treinte o&#249; leurs bras nus s'enlacent,&lt;br class='autobr' /&gt;
Par une double vie un seul corps anim&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des sanglots inou&#239;s, des plaintes oppress&#233;es,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvrent en frissonnant leurs l&#232;vres insens&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
En les baisant au front le Plaisir s'est p&#226;m&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils sont jeunes et beaux, et, rien qu'&#224; les entendre,&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme un pavillon d'or le ciel devrait descendre :&lt;br class='autobr' /&gt;
Regarde ! &#8212; ils n'aiment pas ; ils n'ont jamais aim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; les ont-ils appris, ces mots si pleins de charmes,&lt;br class='autobr' /&gt;
Que la volupt&#233; seule, au milieu de ses larmes,&lt;br class='autobr' /&gt;
A le droit de r&#233;pandre et de balbutier ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#212; femme ! &#233;trange objet de joie et de supplice !&lt;br class='autobr' /&gt;
Myst&#233;rieux autel, o&#249;, dans le sacrifice,&lt;br class='autobr' /&gt;
On entend tour &#224; tour blasph&#233;mer et prier !&lt;br class='autobr' /&gt;
Dis-moi, dans quel &#233;cho, dans quel air vivent-elles,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces paroles sans nom, et pourtant &#233;ternelles,&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui ne sont qu'un d&#233;lire, et depuis cinq mille ans&lt;br class='autobr' /&gt;
Se suspendent encore aux l&#232;vres des amants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#212; profanation ! point d'amour, et deux anges !&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux c&#339;urs purs comme l'or, que les saintes phalanges&lt;br class='autobr' /&gt;
Porteraient &#224; leur p&#232;re en voyant leur beaut&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Point d'amour ! et des pleurs ! et la nuit qui murmure,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et le vent qui fr&#233;mit, et toute la nature&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui p&#226;lit de plaisir, qui boit la volupt&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Et des parfums fumants, et des flacons &#224; terre,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et des baisers sans nombre, et peut-&#234;tre, &#244; mis&#232;re !&lt;br class='autobr' /&gt;
Un malheureux de plus qui maudira le jour&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Point d'amour ! et partout le spectre de l'amour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clo&#238;tres silencieux, vo&#251;tes des monast&#232;res,&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est vous, sombres caveaux, vous qui savez aimer !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont vos froides nefs, vos pav&#233;s et vos pierres,&lt;br class='autobr' /&gt;
Que jamais l&#232;vre en feu n'a bais&#233;s sans p&#226;mer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oh ! venez donc rouvrir vos profondes entrailles&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ces deux enfants-l&#224; qui cherchent le plaisir&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur un lit qui n'est bon qu'&#224; dormir ou mourir ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Frappez-leur donc le c&#339;ur sur vos saintes murailles,&lt;br class='autobr' /&gt;
Que la haire sanglante y fasse entrer ses clous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trempez-leur donc le front dans les eaux baptismales,&lt;br class='autobr' /&gt;
Dites-leur donc un peu ce qu'avec leurs genoux&lt;br class='autobr' /&gt;
Il leur faudrait user de pierres s&#233;pulcrales&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant de soup&#231;onner qu'on aime comme vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est un vaste amour qu'au fond de vos calices&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous buviez &#224; plein c&#339;ur, moines myst&#233;rieux !&lt;br class='autobr' /&gt;
La t&#234;te du Sauveur errait sur vos cilices&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque le doux sommeil avait ferm&#233; vos yeux,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et, quand l'orgue chantait aux rayons de l'aurore,&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans vos vitraux dor&#233;s vous la cherchiez encore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous aimiez ardemment ! oh ! vous &#233;tiez heureux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vois tu, vieil Arouet ? cet homme plein de vie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui de baisers ardents couvre ce sein si beau,&lt;br class='autobr' /&gt;
Sera couch&#233; demain dans un &#233;troit tombeau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jetterais-tu sur lui quelques regards d'envie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Sois tranquille, il t'a lu. Rien ne peut lui donner&lt;br class='autobr' /&gt;
Ni consolation ni lueur d'esp&#233;rance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'incr&#233;dulit&#233; devient une science,&lt;br class='autobr' /&gt;
On parlera de Jacque, et, sans la profaner,&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ta tombe, ce soir, tu pourrais l'emmener.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Penses-tu cependant que si quelque croyance,&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le plus l&#233;ger fil le retenait encor,&lt;br class='autobr' /&gt;
Il viendrait sur ce lit prostituer sa mort !&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa mort ! &#8212; Ah ! laisse-lui la plus faible pens&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'elle n'est qu'un passage &#224; quelque lieu d'horreur,&lt;br class='autobr' /&gt;
Au plus affreux, qu'importe ? il n'en aura pas peur ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il la rel&#232;vera, la jeune fianc&#233;e,&lt;br class='autobr' /&gt;
Il la regardera dans l'espace &#233;lanc&#233;e,&lt;br class='autobr' /&gt;
Porter au Dieu vivant la clef d'or de son c&#339;ur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourtant ton &#339;uvre, Arouet, voil&#224; l'homme&lt;br class='autobr' /&gt;
Tel que tu l'as voulu. &#8212; C'est dans ce si&#232;cle-ci,&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'hier seulement qu'on peut mourir ainsi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand Brutus s'&#233;cria sur les d&#233;bris de Rome :
&lt;br /&gt;&#8212; Vertu, tu n'es qu'un nom ! &#8212; il ne blasph&#233;ma pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il avait tout perdu, sa gloire et sa patrie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Son beau r&#234;ve ador&#233;, sa libert&#233; ch&#233;rie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa Portia, son Cassius, son sang et ses soldats ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne voulait plus croire aux choses de la terre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, quand il se vit seul, assis sur une pierre,&lt;br class='autobr' /&gt;
En songeant &#224; la mort, il regarda les cieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'avait rien perdu dans cet espace immense ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Son c&#339;ur y respirait un air plein d'esp&#233;rance ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il lui restait encor son &#233;p&#233;e et ses dieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que nous reste-t-il, &#224; nous, les d&#233;icides ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour qui travailliez-vous, d&#233;molisseurs stupides,&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque vous diss&#233;quiez le Christ sur son autel ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Que vouliez-vous semer sur sa c&#233;leste tombe,&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand vous jetiez au vent la sanglante colombe&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui tombe en tournoyant dans l'ab&#238;me &#233;ternel ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous vouliez p&#233;trir l'homme &#224; votre fantaisie ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous vouliez faire un monde. &#8212; Eh bien, vous l'avez fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Votre monde est superbe, et votre homme est parfait !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les monts sont nivel&#233;s, la plaine est &#233;claircie ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous avez sagement taill&#233; l'arbre de vie ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout est bien balay&#233; sur vos chemins de fer ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout est grand, tout est beau, &#8212; mais on meurt dans votre air.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous y faites vibrer de sublimes paroles ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles flottent au loin dans des vents empest&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles ont &#233;branl&#233; de terribles idoles ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les oiseaux du ciel en sont &#233;pouvant&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'hypocrisie est morte, on ne croit plus aux pr&#234;tres ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la vertu se meurt, on ne croit plus &#224; Dieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le noble n'est plus fier du sang de ses anc&#234;tres ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il le prostitue au fond d'un mauvais lieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne mutile plus la pens&#233;e et la sc&#232;ne,&lt;br class='autobr' /&gt;
On a mis au plein vent l'intelligence humaine ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le peuple voudra des combats de taureau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on est pauvre et fier, quand on est riche et triste,&lt;br class='autobr' /&gt;
On n'est plus assez fou pour se faire trappiste ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais on fait comme Escousse, on allume un r&#233;chaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Rolla&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&lt;/strong&gt;, IV.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que la po&#233;sie ? </title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Qu-est-ce-que-la-poesie</link>
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		<dc:date>2020-03-19T14:47:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(Impromptu en r&#233;ponse &#224; la question : Qu'est-ce que la Po&#233;sie ? ) &lt;br class='autobr' /&gt;
Chasser tout souvenir et fixer sa pens&#233;e,
&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur un bel axe d'or la tenir balanc&#233;e,
&lt;br class='autobr' /&gt;
Incertaine, inqui&#232;te, immobile pourtant,
&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre &#233;terniser le r&#234;ve d'un instant ;
&lt;br class='autobr' /&gt;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie ;
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;couter dans son c&#339;ur l'&#233;cho de son g&#233;nie ;
&lt;br class='autobr' /&gt;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;
&lt;br class='autobr' /&gt;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard,
&lt;br class='autobr' /&gt;
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme,
&lt;br class='autobr' /&gt;
Faire une perle d'une larme : (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MUSSET-Alfred-de-1810-1857-" rel="directory"&gt;MUSSET Alfred de (1810-1857)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(Impromptu en r&#233;ponse &#224; la question : Qu'est-ce que la Po&#233;sie ? )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chasser tout souvenir et fixer sa pens&#233;e,&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur un bel axe d'or la tenir balanc&#233;e,&lt;br class='autobr' /&gt;
Incertaine, inqui&#232;te, immobile pourtant,&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre &#233;terniser le r&#234;ve d'un instant ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;couter dans son c&#339;ur l'&#233;cho de son g&#233;nie ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard,&lt;br class='autobr' /&gt;
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme,&lt;br class='autobr' /&gt;
Faire une perle d'une larme :&lt;br class='autobr' /&gt;
Du po&#232;te ici-bas voil&#224; la passion,&lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; son bien, sa vie et son ambition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alfred de MUSSET (1810-1857)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De soi-m&#234;me</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/De-soi-meme</link>
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		<dc:date>2015-04-30T17:18:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Plus ne suis ce que j'ai &#233;t&#233;, Et ne le saurais jamais &#234;tre. Mon beau printemps et mon &#233;t&#233; Ont fait le saut par la fen&#234;tre. Amour, tu as &#233;t&#233; mon ma&#238;tre, Je t'ai servi sur tous les Dieux. Ah si je pouvais deux fois na&#238;tre, Comme je te servirais mieux ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Cl&#233;ment MAROT (1497-1544)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MAROT-Clement-1497-1544-" rel="directory"&gt;MAROT Cl&#233;ment (1497-1544)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_558 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L500xH250/marot-2-08d59.jpg?1539403322' width='500' height='250' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Plus ne suis ce que j'ai &#233;t&#233;,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et ne le saurais jamais &#234;tre.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mon beau printemps et mon &#233;t&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ont fait le saut par la fen&#234;tre.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Amour, tu as &#233;t&#233; mon ma&#238;tre,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Je t'ai servi sur tous les Dieux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ah si je pouvais deux fois na&#238;tre,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comme je te servirais mieux !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cl&#233;ment MAROT (1497-1544)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'azur</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/L-azur</link>
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		<dc:date>2014-07-22T07:15:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De l'&#233;ternel Azur la sereine ironie Accable, belle indolemment comme les fleurs, Le po&#235;te impuissant qui maudit son g&#233;nie A travers un d&#233;sert st&#233;rile de Douleurs. Fuyant, les yeux ferm&#233;s, je le sens qui regarde Avec l'intensit&#233; d'un remords atterrant, Mon &#226;me vide. O&#249; fuir ? Et quelle nuit hagarde Jeter, lambeaux, jeter sur ce m&#233;pris navrant ? Brouillards, montez ! versez vos cendres monotones Avec de longs haillons de brume dans les cieux Que noiera le marais livide des automnes, Et b&#226;tissez un grand (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MALLARME-Stephane-1842-1898-" rel="directory"&gt;MALLARME St&#233;phane (1842-1898)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_524 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L500xH282/azur-9ab05.jpg?1539706019' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; De l'&#233;ternel Azur la sereine ironie&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Accable, belle indolemment comme les fleurs,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le po&#235;te impuissant qui maudit son g&#233;nie&lt;/li&gt;&lt;li&gt; A travers un d&#233;sert st&#233;rile de Douleurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Fuyant, les yeux ferm&#233;s, je le sens qui regarde&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Avec l'intensit&#233; d'un remords atterrant,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mon &#226;me vide. O&#249; fuir ? Et quelle nuit hagarde&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jeter, lambeaux, jeter sur ce m&#233;pris navrant ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Brouillards, montez ! versez vos cendres monotones&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Avec de longs haillons de brume dans les cieux&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que noiera le marais livide des automnes,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et b&#226;tissez un grand plafond silencieux !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Et toi, sors des &#233;tangs l&#233;th&#233;ens et ramasse&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En t'en venant la vase et les p&#226;les roseaux,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cher Ennui, pour boucher d'une main jamais lasse&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les grands trous bleus que font m&#233;chamment les oiseaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Encor ! que sans r&#233;pit les tristes chemin&#233;es&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fument, et que de suie une errante prison&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Eteigne dans l'horreur de ses noires tra&#238;n&#233;es&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le soleil se mourant jaun&#226;tre &#224; l'horizon !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; - Le Ciel est mort. - Vers toi, j'accours ! Donne, &#244; mati&#232;re,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'oubli de l'Id&#233;al cruel et du P&#233;ch&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; A ce martyr qui vient partager la liti&#232;re&lt;/li&gt;&lt;li&gt; O&#249; le b&#233;tail heureux des hommes est couch&#233;,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Car j'y veux, puisque enfin ma cervelle, vid&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comme le pot de fard gisant au pied d'un mur,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; N'a plus l'art d'attifer la sanglotante id&#233;e,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lugubrement b&#226;iller vers un tr&#233;pas obscur...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; En vain ! l'Azur triomphe, et je l'entends qui chante&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans les cloches. Mon &#226;me, il se fait voix pour plus&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nous faire peur avec sa victoire m&#233;chante,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et du m&#233;tal vivant sort en bleus angelus !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Il roule par la brume, ancien et traverse&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ta native agonie ainsi qu'un glaive s&#251;r ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; O&#249; fuir dans la r&#233;volte inutile et perverse ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Je suis hant&#233;. L'Azur ! l'Azur ! l'Azur ! l'Azur !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; MALLARME St&#233;phane (1842-1898)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui ...</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Le-vierge-le-vivace-et-le-bel</link>
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		<dc:date>2014-07-22T07:09:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui Va-t-il nous d&#233;chirer avec un coup d'aile ivre Ce lac dur oubli&#233; que hante sous le givre Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui ! Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui Magnifique mais qui sans espoir se d&#233;livre Pour n'avoir pas chant&#233; la r&#233;gion o&#249; vivre Quand du st&#233;rile hiver a resplendi l'ennui. Tout son col secouera cette blanche agonie Par l'espace inflig&#233;e &#224; l'oiseau qui le nie, Mais non l'horreur du sol o&#249; le plumage est pris. Fant&#244;me (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MALLARME-Stephane-1842-1898-" rel="directory"&gt;MALLARME St&#233;phane (1842-1898)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_523 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L394xH268/cygnetragique-a5ebc.jpg?1539468642' width='394' height='268' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Va-t-il nous d&#233;chirer avec un coup d'aile ivre&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ce lac dur oubli&#233; que hante sous le givre&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Magnifique mais qui sans espoir se d&#233;livre&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour n'avoir pas chant&#233; la r&#233;gion o&#249; vivre&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quand du st&#233;rile hiver a resplendi l'ennui.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Tout son col secouera cette blanche agonie&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Par l'espace inflig&#233;e &#224; l'oiseau qui le nie,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais non l'horreur du sol o&#249; le plumage est pris.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Fant&#244;me qu'&#224; ce lieu son pur &#233;clat assigne,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Il s'immobilise au songe froid de m&#233;pris&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que v&#234;t parmi l'exil inutile le Cygne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; MALLARME St&#233;phane (1842-1898)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brise marine</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Brise-marine,315</link>
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		<dc:date>2014-07-22T07:03:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La chair est triste, h&#233;las ! et j'ai lu tous les livres. Fuir ! l&#224;-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres D'&#234;tre parmi l'&#233;cume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins refl&#233;t&#233;s par les yeux Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe &#212; nuits ! ni la clart&#233; d&#233;serte de ma lampe Sur le vide papier que la blancheur d&#233;fend Et ni la jeune femme allaitant son enfant. Je partirai ! Steamer balan&#231;ant ta m&#226;ture, L&#232;ve l'ancre pour une exotique nature ! Un Ennui, d&#233;sol&#233; par les cruels espoirs, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MALLARME-Stephane-1842-1898-" rel="directory"&gt;MALLARME St&#233;phane (1842-1898)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_522 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/brisemarine-2-ca039.jpg?1539705901' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; La chair est triste, h&#233;las ! et j'ai lu tous les livres.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fuir ! l&#224;-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'&#234;tre parmi l'&#233;cume inconnue et les cieux !&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Rien, ni les vieux jardins refl&#233;t&#233;s par les yeux&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#212; nuits ! ni la clart&#233; d&#233;serte de ma lampe&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur le vide papier que la blancheur d&#233;fend&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et ni la jeune femme allaitant son enfant.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Je partirai ! Steamer balan&#231;ant ta m&#226;ture,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L&#232;ve l'ancre pour une exotique nature !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Un Ennui, d&#233;sol&#233; par les cruels espoirs,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Croit encore &#224; l'adieu supr&#234;me des mouchoirs !&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et, peut-&#234;tre, les m&#226;ts, invitant les orages,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Perdus, sans m&#226;ts, sans m&#226;ts, ni fertiles &#238;lots ...&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais, &#244; mon coeur, entends le chant des matelots !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; MALLARME St&#233;phane (1842-1898)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nuit de mai</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Nuit-de-mai</link>
		<guid isPermaLink="true">https://silvestre-baudrillart.fr/Nuit-de-mai</guid>
		<dc:date>2013-01-01T10:33:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quel que soit le souci que ta jeunesse endure, Laisse-la s'&#233;largir, cette sainte blessure Que les s&#233;raphins noirs t'ont faite au fond du c&#339;ur ; Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur. Mais, pour en &#234;tre atteint, ne crois pas, &#244; po&#232;te, Que ta voix ici-bas doive rester muette. Les plus d&#233;sesp&#233;r&#233;s sont les chants les plus beaux, Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots. Lorsque le p&#233;lican, lass&#233; d'un long voyage, Dans les brouillards du soir retourne &#224; ses roseaux, Ses petits affam&#233;s (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MUSSET-Alfred-de-1810-1857-" rel="directory"&gt;MUSSET Alfred de (1810-1857)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_403 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L250xH276/Pelican02-f3d0c.jpg?1539399639' width='250' height='276' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Laisse-la s'&#233;largir, cette sainte blessure&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que les s&#233;raphins noirs t'ont faite au fond du c&#339;ur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais, pour en &#234;tre atteint, ne crois pas, &#244; po&#232;te,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que ta voix ici-bas doive rester muette.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Les plus d&#233;sesp&#233;r&#233;s sont les chants les plus beaux,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lorsque le p&#233;lican, lass&#233; d'un long voyage,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans les brouillards du soir retourne &#224; ses roseaux,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ses petits affam&#233;s courent sur le rivage&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D&#233;j&#224;, croyant saisir et partager leur proie,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ils courent &#224; leur p&#232;re avec des cris de joie&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lui, gagnant &#224; pas lent une roche &#233;lev&#233;e,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De son aile pendante abritant sa couv&#233;e,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; P&#234;cheur m&#233;lancolique, il regarde les cieux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le sang coule &#224; longs flots de sa poitrine ouverte ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En vain il a des mers fouill&#233; la profondeur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'oc&#233;an &#233;tait vide et la plage d&#233;serte ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour toute nourriture il apporte son c&#339;ur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sombre et silencieux, &#233;tendu sur la pierre,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Partageant &#224; ses fils ses entrailles de p&#232;re,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans son amour sublime il berce sa douleur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et, regardant couler sa sanglante mamelle,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ivre de volupt&#233;, de tendresse et d'horreur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fatigu&#233; de mourir dans un trop long supplice,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Il craint que ses enfants ne le laissent vivant ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Alors il se soul&#232;ve, ouvre son aile au vent,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et, se frappant le c&#339;ur avec un cri sauvage,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Il pousse dans la nuit un si fun&#232;bre adieu,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que les oiseaux des mers d&#233;sertent le rivage,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et que le voyageur attard&#233; sur la plage,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sentant passer la mort se recommande &#224; Dieu.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Po&#232;te, c'est ainsi que font les grands po&#232;tes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ils laissent s'&#233;gayer ceux qui vivent un temps ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais les festins humains qu'ils servent &#224; leurs f&#234;tes&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ressemblent la plupart &#224; ceux des p&#233;licans.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quand ils parlent ainsi d'esp&#233;rances tromp&#233;es,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ce n'est pas un concert &#224; dilater le coeur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Leurs d&#233;clamations sont comme des &#233;p&#233;es :&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Elles tracent dans l'air un cercle &#233;blouissant ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; Alfred de MUSSET (1810-1857)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Venise</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Venise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://silvestre-baudrillart.fr/Venise</guid>
		<dc:date>2011-12-24T11:14:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans Venise la rouge, Pas un bateau qui bouge, Pas un p&#234;cheur dans l'eau, Pas un falot. Seul, assis &#224; la gr&#232;ve, Le grand lion soul&#232;ve, Sur l'horizon serein, Son pied d'airain. Autour de lui, par groupes, Navires et chaloupes, Pareils &#224; des h&#233;rons Couch&#233;s en ronds, Dorment sur l'eau qui fume, Et croisent dans la brume, En l&#233;gers tourbillons, Leurs pavillons. La lune qui s'efface Couvre son front qui passe D'un nuage &#233;toil&#233; Demi-voil&#233;. Ainsi, la dame abbesse De Sainte-Croix rabaisse Sa cape aux larges plis (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MUSSET-Alfred-de-1810-1857-" rel="directory"&gt;MUSSET Alfred de (1810-1857)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_163 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L500xH338/Cartes-postales-Lever-et-coucher-de-soleil-aaaaa-Venise-1d86c.jpg?1539399651' width='500' height='338' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Dans Venise la rouge,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pas un bateau qui bouge,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pas un p&#234;cheur dans l'eau,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pas un falot.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Seul, assis &#224; la gr&#232;ve,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le grand lion soul&#232;ve,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur l'horizon serein,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Son pied d'airain.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Autour de lui, par groupes,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Navires et chaloupes,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pareils &#224; des h&#233;rons&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Couch&#233;s en ronds,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Dorment sur l'eau qui fume,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et croisent dans la brume,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En l&#233;gers tourbillons,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Leurs pavillons.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; La lune qui s'efface&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Couvre son front qui passe&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'un nuage &#233;toil&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Demi-voil&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Ainsi, la dame abbesse&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De Sainte-Croix rabaisse&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sa cape aux larges plis&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur son surplis.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Et les palais antiques,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et les graves portiques,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et les blancs escaliers&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des chevaliers,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Et les ponts, et les rues,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et les mornes statues,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et le golfe mouvant&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qui tremble au vent,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Tout se tait, fors les gardes&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Aux longues hallebardes,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qui veillent aux cr&#233;neaux&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des arsenaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Ah ! maintenant plus d'une&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Attend, au clair de lune,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quelque jeune muguet,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'oreille au guet.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour le bal qu'on pr&#233;pare,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Plus d'une qui se pare,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Met devant son miroir&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le masque noir.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Sur sa couche embaum&#233;e,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La Vanina p&#226;m&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Presse encor son amant,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En s'endormant ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Et Narcissa, la folle,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Au fond de sa gondole,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; S'oublie en un festin&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jusqu'au matin.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Et qui, dans l'Italie,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; N'a son grain de folie ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qui ne garde aux amours&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ses plus beaux jours ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Laissons la vieille horloge,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Au palais du vieux doge,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lui compter de ses nuits&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les longs ennuis.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Comptons plut&#244;t, ma belle,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur ta bouche rebelle&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Tant de baisers donn&#233;s...&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ou pardonn&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Comptons plut&#244;t tes charmes,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comptons les douces larmes,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qu'&#224; nos yeux a co&#251;t&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La volupt&#233; !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Alfred de MUSSET (1810-1857)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Premi&#232;res po&#233;sies&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chanson de Fortunio</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Chanson-de-Fortunio</link>
		<guid isPermaLink="true">https://silvestre-baudrillart.fr/Chanson-de-Fortunio</guid>
		<dc:date>2011-12-24T11:07:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer. Nous allons chanter &#224; la ronde, Si vous voulez, Que je l'adore et qu'elle est blonde Comme les bl&#233;s. Je fais ce que sa fantaisie Veut m'ordonner, Et je puis, s'il lui faut ma vie, La lui donner. Du mal qu'une amour ignor&#233;e Nous fait souffrir, J'en porte l'&#226;me d&#233;chir&#233;e Jusqu'&#224; mourir. Mais j'aime trop pour que je die Qui j'ose aimer, Et je veux mourir pour ma mie Sans la nommer. Alfred de MUSSET (1810-1857) (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MUSSET-Alfred-de-1810-1857-" rel="directory"&gt;MUSSET Alfred de (1810-1857)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_164 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L333xH500/carnaval-venise-3ae25.jpg?1539483739' width='333' height='500' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Si vous croyez que je vais dire&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qui j'ose aimer,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Je ne saurais, pour un empire,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Vous la nommer.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Nous allons chanter &#224; la ronde,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Si vous voulez,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que je l'adore et qu'elle est blonde&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comme les bl&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Je fais ce que sa fantaisie&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Veut m'ordonner,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et je puis, s'il lui faut ma vie,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La lui donner.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Du mal qu'une amour ignor&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nous fait souffrir,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J'en porte l'&#226;me d&#233;chir&#233;e&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jusqu'&#224; mourir.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Mais j'aime trop pour que je die&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qui j'ose aimer,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et je veux mourir pour ma mie&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sans la nommer.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Alfred de MUSSET (1810-1857)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Premi&#232;res po&#233;sies&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://silvestre-baudrillart.fr/IMG/doc/mussetfortunio.doc" length="204288" type="application/msword" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ballade &#224; la lune</title>
		<link>https://silvestre-baudrillart.fr/Ballade-a-la-lune</link>
		<guid isPermaLink="true">https://silvestre-baudrillart.fr/Ballade-a-la-lune</guid>
		<dc:date>2011-12-23T20:57:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Silvestre Baudrillart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune Comme un point sur un i. Lune, quel esprit sombre Prom&#232;ne au bout d'un fil, Dans l'ombre, Ta face et ton profil ? Es-tu l'oeil du ciel borgne ? Quel ch&#233;rubin cafard Nous lorgne Sous ton masque blafard ? N'es-tu rien qu'une boule, Qu'un grand faucheux bien gras Qui roule Sans pattes et sans bras ? Va, lune moribonde, Le beau corps de Ph&#233;b&#233; La blonde Dans la mer est tomb&#233;. Lune, en notre m&#233;moire, De tes belles amours L'histoire T'embellira (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://silvestre-baudrillart.fr/-MUSSET-Alfred-de-1810-1857-" rel="directory"&gt;MUSSET Alfred de (1810-1857)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_161 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://silvestre-baudrillart.fr/local/cache-vignettes/L312xH204/clocher-lune1-eb8d7.jpg?1539384030' width='312' height='204' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; C'&#233;tait, dans la nuit brune,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur le clocher jauni,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La lune&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comme un point sur un i.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Lune, quel esprit sombre&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Prom&#232;ne au bout d'un fil,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans l'ombre,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ta face et ton profil ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Es-tu l'oeil du ciel borgne ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quel ch&#233;rubin cafard&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nous lorgne&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sous ton masque blafard ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; N'es-tu rien qu'une boule,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qu'un grand faucheux bien gras&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qui roule&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sans pattes et sans bras ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Va, lune moribonde,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le beau corps de Ph&#233;b&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La blonde&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans la mer est tomb&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Lune, en notre m&#233;moire,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De tes belles amours&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'histoire&lt;/li&gt;&lt;li&gt; T'embellira toujours.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Et qu'il vente ou qu'il neige&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Moi-m&#234;me, chaque soir,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que fais-je,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Venant ici m'asseoir ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Je viens voir &#224; la brune,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sur le clocher jauni,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La lune&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comme un point sur un i.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Alfred de MUSSET (1810-1857)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Premi&#232;res po&#233;sies&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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