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Pèlerinage à Chartres – Fête des Mères 1987

samedi 30 mars 2013, par Silvestre Baudrillart

  • Au temps où je marchais sur la route poudreuse,
  • Au temps où je marchais sous le soleil naissant,
  • Vers Chartres la splendide et la silencieuse,
  • Je pensais à toi, Maman !
  • Rien d’autre à l’horizon que le ciel et que l’herbe ;
  • Des clochers signalaient des villages, au loin ;
  • Des chansons s’échappaient de nos lèvres, superbes ;
  • Mais je ne t’oubliais point.
  • Et chacun de mes pas, chacune de mes peines,
  • Chacune de mes joies, chacun de mes pensers,
  • Les offrant à ma Mère et à ma Souveraine,
  • Je ne pouvais t’oublier :
  • Nous sommes ainsi faits que pour songer à Celle
  • Qui, régnant sur le Ciel, est la Mère de Dieu,
  • Et qui de toute Mère est l’insigne modèle,
  • Nous ne trouvons rien de mieux,
  • Nous n’avons rien de mieux, sur cette pauvre terre,
  • Rien qui puisse imiter l’Amour qui brûle aux Cieux
  • Mieux que l’amour ardent qui brûle un cœur de mère ;
  • Non, nous n’avons rien de mieux ;
  • Et, lorsqu’à l’horizon parut la double flèche
  • Et que mon cœur fut pris par une joie d’enfant,
  • Aux grains du chapelet coulant comme une eau fraîche,
  • J’accrochai ton nom, Maman !

S. B.

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